16 juin 2020

Changer le modèle agricole

Comment changer un modèle agricole qui a atteint ses limites





Le bio et les circuits courts ou un prix abordable, ce serait l’un ou l’autre. Faux, répliquent l’agronome Philippe Baret et l’économiste Philippe Defeyt. Dans le monde d’après le covid-19, il est grand temps d’ouvrir les yeux sur les coûts cachés de notre modèle agricole.


Une alimentation « saine, écologique et locale, à un prix abordable » : six Belges sur dix sont preneurs, selon une enquête réalisée pour Greenpeace, à laquelle Le Soir faisait récemment écho. Voilà ce qui devrait réjouir les promoteurs d’un nouveau modèle alimentaire, centré sur le bio, les circuits courts et la relocalisation de la production.

Mais voilà : est-il possible de combiner local/bio et bas prix ? Les consommateurs sont-ils prêts à payer plus cher pour (mieux) manger – et donc à consacrer une part plus importante de leur budget à la nourriture ? Un nouveau modèle de production alimentaire est-il réellement une option dans une Europe où, malgré les discours sur « le monde d’après », le libre-échange mondial reste l’alpha et l’oméga de la politique commerciale ?



Pour en débattre, nous avons réuni un économiste, Philippe Defeyt, ancien président du CPAS de Namur et cofondateur de l’Institut pour un Développement Durable, et un agronome, Philippe Baret, professeur à l’UCLouvain.


14 juin 2020

Un grand "coup de pouce" à "Pensée Sauvage" !


"Pensée Sauvage, c'est deux apprentis artistes engagés, qui ont pour ambition de changer le monde à leur manière et de vous donner envie d'y participer".




L'agriculture post confinement




11 juin 2020

La même chose en pire ?

Humeur - Le monde post-pandémie? Le même qu’avant, «un peu pire»



Lydia Peeters, la ministre flamande de la Mobilité, a effectué cette semaine l’un des vols
les plus courts de l’histoire de l’aviation pour promouvoir une compagnie privée de jets. 
Bruxelles-Anvers, moins de 40 kilomètres... alors que partout les petites liaisons
aériennes sont remises en cause. - Belga.


Une humeur de Michel De Muelenaere

Que sera le monde d’après ? Celui post-pandémie ? Beaucoup croisent les doigts pour qu’il soit mieux qu’avant. Certains y œuvrent. Mais d’autres travaillent déjà pour qu’il soit « un peu pire » qu’avant.


Que sera le monde d’après ? Beaucoup croisent les doigts pour qu’il soit mieux qu’avant. D’autres y œuvrent. Et puis, il y a ceux, comme l’écrivain français Michel Houellebecq, qui jugent qu’après, ce sera la même chose « en un peu pire ». Il n’est pas le seul à penser de la sorte. Et franchement, il y a de quoi les rejoindre. Car à restaurer ce « un peu pire », beaucoup y travaillent également.


Dans les médias, les bonnes vieilles habitudes publicitaires sont ainsi revenues au galop. Voiture, smartphones, produits alimentaires à prix écrasés… Pour les premières, indique une étude menée par un universitaire liégeois, près de neuf annonces sur dix font la promotion d’un véhicule dont les émissions de CO2 sont supérieures à la moyenne des voitures vendues en 2019 (121,2 g/km). Trois-quarts sont même supérieures à 140 g/km. Plus polluant qu’avant la crise du Covid-19… Le monde d’avant en un peu pire.

Concernant les seconds, toutes les compagnies de téléphonie mobile, même celles qui se poussent du col écologiste, continuent à encourager le client à se défaire de son vieux téléphone – que celui-ci soit en bon état de fonctionnement ou pas importe peu – en échange d’un abonnement de longue durée. Peu importe, comme le dit le site d’un de ces mêmes opérateurs, que leur fabrication « a des conséquences fort dommageables » et que l’extraction des matériaux et métaux précieux qui les compose est « très polluante ».