13 décembre 2020

Le monde respire

 Un documentaire essentiel raconté par Thomas Dutronc




Ce film, dont le récit nous est conté par Thomas Dutronc, donne longuement la parole à une quinzaine de personnalités engagées sur le terrain de l’environnement parmi lesquelles on retrouve Nicolas Hulot, Aymeric Caron, Bouli Lanners et Bertrand Piccard pour ne citer qu’eux. Militants écologistes, scientifiques, artistes, académiciens, jeunes actifs pour le climat, responsables d’ONG, toutes et tous estiment que cette crise du Covid dit quelque chose du fonctionnement de nos sociétés et de notre rapport aux grandes questions environnementales.  Pour ces personnalités, le constat est clair : si on ne profite pas de l’arrêt imposé par la crise sanitaire pour inventer un autre monde, nous aurons vraisemblablement gâché nos dernières chances.  Au-delà de ces entretiens avec des personnalités de premier plan, Le Monde Respire est aussi allé à la rencontre de dizaines d’anonymes et d’entreprises dont l’engagement pour un monde plus résilient et plus juste ne date pas de la crise du Covid.


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Bullshit jobs, merci Jeff (et d'autres) !

 

En Italie, des saisonniers d’Amazon sont réduits à vivre dans des camping-cars


Symbole de la révolution numérique, l’économie 4.0 bouleverse les codes, construit d’énormes usines au milieu de nulle part et popularise une nouvelle façon de vivre : la vie en camping-car sur le parking de l’entreprise de Rovigo.



Centre de distribution Amazon de Rovigo, en Vénétie, 189.000 mètres carrés à cheval sur deux communes, près de 1.000 salariés et un nom, Blq1, qui n’est autre que le code de l’aéroport le plus proche, celui de Bologne. Mais le colosse de l’e-commerce transforme également la vie de ses travailleurs en défi logistique : contrats précaires et bas salaires constituent un obstacle insurmontable dans la recherche d’un logement. Certains choisissent donc de vivre dans un camping-car, juste devant leur lieu de travail. Le travail, le travail et encore le travail.

« Avec le salaire que je touche, je ne peux rien m’offrir d’autre », assure Massimo Straccini, 58 ans, originaire de Ferrara. A ses côtés, son épouse Edena, d’origine brésilienne, qui espère être engagée, tout comme son mari. Massimo est un des préposés au stockage. Il a été embauché le 7 octobre dernier par l’entreprise de Seattle qui, de 120 salariés au départ, a pratiquement multiplié sa main-d’œuvre sur place par dix pour pouvoir faire face au Black Friday et à la période des fêtes. Des chiffres monstrueux qui dépasseraient presque le nombre d’habitants des petites communes de San Bellino et Castelguglielmo, où le dépôt est sorti de terre.


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