01 février 2026

La calotte de glace en Antarctique va-t-elle fondre ?

 Greenletter Club, épisode d'En Carte


@greenletterclub4184


10 décembre 2025

Climat, biodiversité : le calcul gagnant pour l’économie et pour l’humanité

Les dégâts humains, environnementaux et les pertes économiques liés à la dégradation du climat et de la biodiversité ne cessent de s’aggraver, alerte l’ONU. Mais investir massivement dans la transition évitera des catastrophes et créera des bénéfices considérables.




C’est un des rapports les plus complets sur l’environnement planétaire et ses conclusions font autorité. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) a rendu public ce mardi la septième édition de son rapport GEO, fruit de la collaboration entre 287 experts de différentes disciplines issus de 82 pays. « Un choix pour l’avenir », préface ce « GEO-7 ».


D’abord, l’avertissement : « Le consensus scientifique conclut que la poursuite des trajectoires de développement actuelles entraînera un changement climatique catastrophique, une dévastation de la nature et de la biodiversité, une dégradation des terres et une désertification accablantes, ainsi qu’une pollution mortelle persistante – le tout à un coût immense pour les populations, la planète et les économies. » A bon entendeur.

Avec des conséquences de plus en plus lourdes sur les communautés humaines : « La pollution de l’environnement constitue le principal facteur de risque mondial de maladie et de mort prématurée, avec neuf millions de décès par an attribués à une forme quelconque de pollution. » Et les tendances ne vont pas dans la bonne direction. L’extraction minière (énergies fossiles, minerais, métaux, etc.) devrait augmenter de 70 % entre 2020 et 2050. « Sans action, l’augmentation de la température moyenne mondiale dépassera vraisemblablement 1,5 ºC au-dessus des niveaux préindustriels au début des années 2030, dépassera 2,0 ºC dans les années 2040 et continuera d’augmenter. Sur cette trajectoire, le changement climatique réduirait le produit intérieur brut (PIB) mondial annuel de 4 % d’ici 2050 et de 20 % d’ici la fin du siècle. »


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21 novembre 2025

Comprendre les conséquences d'une Belgique à + 3°C

Le réchauffement climatique pourrait atteindre entre 2,7 et 3,1 °C d’ici 2100 en Belgique. Avec quelles conséquences sur notre territoire ? C’est ce que « Le Soir » a voulu explorer avec l’aide d’une quinzaine de scientifiques belges. Hausse des températures, événements extrêmes, baisse des rendements agricoles... voici le tableau qu’ils dressent.


Le scénario est tout à fait plausible : on étudie les impacts pour la Belgique d’un monde de + 2,7 à + 3,1 ºC en moyenne globale par rapport à l’ère préindustrielle. Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (Unep), si les politiques actuelles continuent, le réchauffement atteindra 2,8 ºC. Et même si les promesses faites dans le cadre de l’Accord de Paris sont tenues, il se situerait encore entre 2,3 et 2,5 ºC.


Il reste bien entendu de nombreuses incertitudes, notamment liées au comportement de notre système climatique – sera-t-il plus résilient ou plus fragile ? Incertitudes aussi relatives aux politiques nationales et régionales de réduction des émissions et d’adaptation. Ira-t-on vers plus d’ambition ou vers plus de frilosité ? Plus d’accélération ou plus de retards ? Sous l’emprise de Donald Trump, les Etats-Unis ont actuellement enclenché une spectaculaire marche arrière sur leur politique climatique, alors que la Chine donne plutôt des signaux positifs. Les Européens piétinent. Qui donnera le ton sur la scène internationale ?

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14 octobre 2025

Points de bascule climatiques

L’humanité a trop déstabilisé le climat, au point de l’avoir rapproché de « points de bascule » au potentiel cataclysmique, alertent 160 scientifiques dans un nouveau rapport.


Le monde vient d’entrer « dans une nouvelle réalité ». Celle où de nombreuses composantes du système climatique menacent de basculer à tout moment vers un nouvel état qui ferait encourir « des risques catastrophiques à des milliards de personnes ». Telle est l’alerte solennelle lancée par 160 scientifiques de 23 pays, dans le rapport Global Tipping Points, publié le 13 octobre et coordonné par Timothy Lenton, professeur à l’université d’Exeter en Angleterre.

Ces chercheurs figurent parmi les plus grands spécialistes au monde dans l’étude de ce que l’on appelle les points de bascule climatiques. Le terme désigne le seuil critique au-delà duquel un élément clé du climat terrestre (calottes polaires, courants océaniques, forêts tropicales, etc.) peut basculer dans un nouvel état, de manière souvent irréversible.

Le système peut relativement bien résister à un certain degré de déstabilisation (le réchauffement global, la déforestation, etc.), jusqu’à ce qu’un petit changement de trop le fasse basculer. Le point de bascule est en quelque sorte la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Or, le seuil de 1,5 °C de réchauffement planétaire pourrait bien s’avérer être cette goutte de trop. Nous avons pour la première fois franchi cette température fatidique sur l’année 2024, de manière temporaire. Et nous devrions, selon toute probabilité, la franchir définitivement d’ici quelques années, alertent les chercheurs. Avec le risque d’effets en cascade à travers la planète. Nous entrons ainsi dans l’ère des points de bascule.


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21 août 2025