03 septembre 2026

F*ck la planète #2 | Du choc pétrolier de 1979 à la création du Giec

Deuxième partie de cette master class !

Au prix de sa popularité, Carter encourage ses compatriotes à économiser les ressources. Son successeur, Ronald Reagan, chantre du néolibéralisme, sape les règlementations environnementales et commande un nouveau rapport à l'Académie des sciences, qui confirme les menaces mais préconise de miser sur les progrès technologiques plutôt que de réduire les émissions. Malgré les preuves apportées par le forage des glaces de Vostok, en Antarctique, la résignation gagne du terrain tandis que la Chine accélère son industrialisation grâce au charbon. En 1987, la mobilisation internationale autour du trou dans la couche d'ozone aboutit néanmoins à la signature du protocole de Montréal. L'année suivante, le climatologue James Hansen témoigne devant le Congrès, et les pays du G7 créent le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le Giec. Comment, du XIXe siècle à nos jours, les alertes scientifiques sur le dérèglement climatique ont été ignorées, sous la pression des milieux politiques et économiques. Éclairant notre présent en péril, un exposé historique implacable, nourri de passionnants témoignages d'experts.




F*ck la planète, le choix du réchauffement #1

 Série documentaire de Jean-Robert Viallet (France, 2026, 45mn)

Allégorie d'un monde en danger, Jakarta prend l'eau, poussant l'Indonésie à ériger une nouvelle capitale dans la forêt de Bornéo. Mais alors que l'urgence de l'adaptation s'impose, les milieux d'affaires prônent un nouveau capitalisme vert. "Le développement durable est en réalité une diversion. Ceux qui défendent la croissance verte s'intéressent davantage à la croissance qu'au vert", fustige Dennis Meadows, coauteur en 1972 d'un rapport du Massachusetts Institute of Technology (MIT) sur les limites de la croissance dans un monde fini. Entrelaçant riches archives, séquences d'animation et interventions d'activistes, de journalistes et d'éminents chercheurs (le climatologue James Hansen, l'environnementaliste Rafe Pomerance, la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte, qui coprésida un groupe de travail du Giec…), cette série documentaire de Jean-Robert Viallet (L'homme a mangé la Terre) retrace, sur deux siècles en trois épisodes, les mises en garde et coups de boutoir successifs qui ont entouré la question climatique. Au croisement de l'histoire industrielle, des idéologies et des avancées scientifiques, cette dense chronologie, écrite avec le concours de l'historien des sciences et de l'énergie Jean-Baptiste Fressoz, rappelle avec force que le réchauffement planétaire n'était pas une fatalité. Mais pour le moment, malgré les sommets internationaux, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) et les mobilisations citoyennes, les lois du marché et la perpétuation de nos modes de vie continuent de prévaloir sur la lutte contre le dérèglement climatique, dessinant un avenir dystopique dont les plus vulnérables subissent déjà les ravages.

Une master class, ce documentaire ! 



10 août 2026

Devenir consom'acteur ...

 

🌲Nos forêts brûlent.
🌱Nos terres nourricières s'assèchent.
🐝La biodiversité s'effondre sous nos yeux.

Notre sécurité alimentaire est de plus en plus menacée* mais nous regardons encore et toujours ailleurs.
Nous devrions toutes et tous être en train d'anticiper les chocs qui ne vont que se multiplier et s'intensifier (voir notamment le rapport britannique en commentaire).
L'inaction n'est plus une option. Il est temps de reprendre en main ce qui est essentiel à notre survie.
Parmi les besoins fondamentaux menacés, l'alimentation est à la fois l'un des secteurs les plus vulnérables et l'un des plus grands leviers de changement.
Chaque repas est un acte politique. Chaque achat est un vote pour le monde que nous voulons construire.
Alors, que faire concrètement ?
1) Boycottez les multinationales de la malbouffe.
Réappropriez-vous votre alimentation. Cessez de financer des industries qui dégradent les sols, polluent l'eau, détruisent la biodiversité et alimentent les maladies chroniques.
2) Soutenez celles et ceux qui nous nourrissent réellement.
Achetez directement auprès des fermes biologiques, des maraîchers locaux, des coopératives citoyennes et des producteurs engagés. En privilégiant les circuits courts, vous renforcez la résilience de votre territoire.
3) Choisissez une alimentation biologique, locale, de saison et la plus végétale possible. Redécouvrez le goût des aliments bruts et fuyez les produits ultra-transformés qui appauvrissent autant notre santé que nos écosystèmes.
4) Soutenez les médias, les lieux d'enseignement et de formation, les associations qui construisent des alternatives.
Informer, former, préserver les terres agricoles, défendre les semences paysannes, accompagner les producteurs et sensibiliser les citoyens est un travail essentiel.
Soutenez des initiatives comme Paysans-Artisans Coopérative, Réseau RADiS Réseau des GASAP asbl, Agricovertt SCES, @LES COMPAGNONS DE LA TERRE, @Organic - Ecole supérieure, Perma-Projects Academy, Nature & Progrès Belgique, @Terre-en-vue asbl, UNAB - Union des agriculteurs·rices bio de Wallonie, Farm For Good, Tomorrow Food, Coop ESEM, Tchak - La revue paysanne et citoyenne qui tranche@, Imagine Demain le MondeCOOP,... et toutes celles qui œuvrent à bâtir un système alimentaire plus juste, plus résilient et plus soutenable.
Le changement naîtra de millions de décisions individuelles et collectives prises dès aujourd'hui.
Nous ne pouvons pas empêcher tous les bouleversements à venir, mais nous pouvons encore choisir la manière dont nous y ferons face.
Chaque euro dépensé, chaque repas préparé, chaque projet soutenu est une graine semée pour demain.

À nous de décider ce que nous voulons voir pousser.



29 avril 2026

Bilan climatique pour l'Europe (2025)

Un climat qui se dérègle : de la Méditerranée à l’Arctique, tout le monde est touché


En 2025, au moins 95% de l’Europe a été confronté à de fortes anomalies positives de températures. Entre vague de chaleur, fonte des glaces, renforcement des phénomènes météorologique extrêmes et perte de la biodiversité, on tire le bilan du climat en Europe de l’année 2025.



Le rapport rassemble les travaux d'une centaine de scientifiques et fournit une vue d'ensemble des principaux changements dans les indicateurs climatiques du continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde : l'Europe.

Si l’on effectue une étude à l’échelle du globe, la température de l’air a augmenté de 1,4 °C depuis l'ère préindustrielle. Une augmentation qui peut sembler anecdotique pour de nombreuses personnes mais la réalité est tout autre. Lorsque l’on parle de réchauffement climatique, il faut différencier les différentes échelles.

Pour exemple, durant l’année 2025, la Fennoscandie subarctique, c’est-à-dire la région du monde regroupant en partie la Norvège, la Suède et la Finlande subarctiques, a connu la pire vague de chaleur jamais enregistrée. Les températures ont dépassé les 30 °C pendant 21 jours consécutifs et cela à l’intérieur même du cercle polaire arctique.

Il n’y a pas que sur terre où des canicules peuvent se produire. Dans les mers et océans, le même constat peut être fait depuis ces dernières années. En 2025, au moins 86% des régions marines ont subi de fortes vagues de chaleur, ce qui a un impact direct sur le dérèglement climatique à l’échelle mondiale.


Article complet sur rtbf.be


01 février 2026

La calotte de glace en Antarctique va-t-elle fondre ?

 Greenletter Club, épisode d'En Carte


@greenletterclub4184


10 décembre 2025

Climat, biodiversité : le calcul gagnant pour l’économie et pour l’humanité

Les dégâts humains, environnementaux et les pertes économiques liés à la dégradation du climat et de la biodiversité ne cessent de s’aggraver, alerte l’ONU. Mais investir massivement dans la transition évitera des catastrophes et créera des bénéfices considérables.




C’est un des rapports les plus complets sur l’environnement planétaire et ses conclusions font autorité. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) a rendu public ce mardi la septième édition de son rapport GEO, fruit de la collaboration entre 287 experts de différentes disciplines issus de 82 pays. « Un choix pour l’avenir », préface ce « GEO-7 ».


D’abord, l’avertissement : « Le consensus scientifique conclut que la poursuite des trajectoires de développement actuelles entraînera un changement climatique catastrophique, une dévastation de la nature et de la biodiversité, une dégradation des terres et une désertification accablantes, ainsi qu’une pollution mortelle persistante – le tout à un coût immense pour les populations, la planète et les économies. » A bon entendeur.

Avec des conséquences de plus en plus lourdes sur les communautés humaines : « La pollution de l’environnement constitue le principal facteur de risque mondial de maladie et de mort prématurée, avec neuf millions de décès par an attribués à une forme quelconque de pollution. » Et les tendances ne vont pas dans la bonne direction. L’extraction minière (énergies fossiles, minerais, métaux, etc.) devrait augmenter de 70 % entre 2020 et 2050. « Sans action, l’augmentation de la température moyenne mondiale dépassera vraisemblablement 1,5 ºC au-dessus des niveaux préindustriels au début des années 2030, dépassera 2,0 ºC dans les années 2040 et continuera d’augmenter. Sur cette trajectoire, le changement climatique réduirait le produit intérieur brut (PIB) mondial annuel de 4 % d’ici 2050 et de 20 % d’ici la fin du siècle. »


Article complet sur lesoir.be ou ici