Effets du changement climatique '26 (pdf)
02 novembre 2026
06 septembre 2026
F*ck la planète #3 | Le temps des lobbyistes
Troisième partie de cette master class !
Après la tenue du sommet de la Terre de Rio, et l'élection
de Bill Clinton et de son vice-président Al Gore en 1992, les industriels
ripostent. La Global Climate Coalition (GCC), un groupe de pression, finance
des études biaisées, soutient des experts climatosceptiques et mène un intense
lobbying pour semer la confusion et retarder toute régulation. Parallèlement,
la mondialisation s'accélère. Alors que les émissions de gaz à effet de serre
explosent, le protocole de Kyoto, qui vise à les réduire, est adopté fin 1997.
Mais l'échec de sa ratification aux États-Unis, puis l'arrivée au pouvoir de
George W. Bush sonnent comme une victoire pour les industriels. Si la GCC
disparaît, sa stratégie perdure à travers des think tanks ultralibéraux,
proches des extrêmes droites populistes, qui infiltrent les conférences
internationales sur le climat et profitent de la caisse de résonance des
réseaux sociaux. Bientôt, un mot s'impose face à l'évidente intensification du
réchauffement climatique : l'adaptation, stratégie à la fois impérative et
inopérante pour freiner la catastrophe, envisagée depuis longtemps comme la
seule option réaliste par les élites politiques et économiques.
03 septembre 2026
F*ck la planète #2 | Du choc pétrolier de 1979 à la création du Giec
Deuxième partie de cette master class !
Au prix de sa popularité, Carter encourage ses compatriotes
à économiser les ressources. Son successeur, Ronald Reagan, chantre du
néolibéralisme, sape les règlementations environnementales et commande un
nouveau rapport à l'Académie des sciences, qui confirme les menaces mais
préconise de miser sur les progrès technologiques plutôt que de réduire les
émissions. Malgré les preuves apportées par le forage des glaces de Vostok, en
Antarctique, la résignation gagne du terrain tandis que la Chine accélère son industrialisation
grâce au charbon. En 1987, la mobilisation internationale autour du trou dans
la couche d'ozone aboutit néanmoins à la signature du protocole de Montréal.
L'année suivante, le climatologue James Hansen témoigne devant le Congrès, et
les pays du G7 créent le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution
du climat, le Giec. Comment, du XIXe siècle à nos jours, les alertes
scientifiques sur le dérèglement climatique ont été ignorées, sous la pression
des milieux politiques et économiques. Éclairant notre présent en péril, un
exposé historique implacable, nourri de passionnants témoignages d'experts.
F*ck la planète #1 | Le choix du réchauffement
Série documentaire de Jean-Robert Viallet (France, 2026, 45mn)
Allégorie d'un monde en danger, Jakarta prend l'eau, poussant l'Indonésie à ériger une nouvelle capitale dans la forêt de Bornéo. Mais alors que l'urgence de l'adaptation s'impose, les milieux d'affaires prônent un nouveau capitalisme vert. "Le développement durable est en réalité une diversion. Ceux qui défendent la croissance verte s'intéressent davantage à la croissance qu'au vert", fustige Dennis Meadows, coauteur en 1972 d'un rapport du Massachusetts Institute of Technology (MIT) sur les limites de la croissance dans un monde fini. Entrelaçant riches archives, séquences d'animation et interventions d'activistes, de journalistes et d'éminents chercheurs (le climatologue James Hansen, l'environnementaliste Rafe Pomerance, la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte, qui coprésida un groupe de travail du Giec…), cette série documentaire de Jean-Robert Viallet (L'homme a mangé la Terre) retrace, sur deux siècles en trois épisodes, les mises en garde et coups de boutoir successifs qui ont entouré la question climatique. Au croisement de l'histoire industrielle, des idéologies et des avancées scientifiques, cette dense chronologie, écrite avec le concours de l'historien des sciences et de l'énergie Jean-Baptiste Fressoz, rappelle avec force que le réchauffement planétaire n'était pas une fatalité. Mais pour le moment, malgré les sommets internationaux, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) et les mobilisations citoyennes, les lois du marché et la perpétuation de nos modes de vie continuent de prévaloir sur la lutte contre le dérèglement climatique, dessinant un avenir dystopique dont les plus vulnérables subissent déjà les ravages.
Une master class, ce documentaire !
10 août 2026
Devenir consom'acteur ...
29 avril 2026
Bilan climatique pour l'Europe (2025)
Un climat qui se dérègle : de la Méditerranée à l’Arctique, tout le monde est touché
En 2025, au moins 95% de l’Europe a été confronté à de fortes anomalies positives de températures. Entre vague de chaleur, fonte des glaces, renforcement des phénomènes météorologique extrêmes et perte de la biodiversité, on tire le bilan du climat en Europe de l’année 2025.
Le rapport rassemble les travaux d'une centaine de
scientifiques et fournit une vue d'ensemble des principaux changements dans les
indicateurs climatiques du continent qui se réchauffe le plus rapidement au
monde : l'Europe.
Si l’on effectue une étude à l’échelle du globe, la
température de l’air a augmenté de 1,4 °C depuis l'ère préindustrielle.
Une augmentation qui peut sembler anecdotique pour de nombreuses personnes mais
la réalité est tout autre. Lorsque l’on parle de réchauffement climatique,
il faut différencier les différentes échelles.
Pour exemple, durant l’année 2025, la Fennoscandie
subarctique, c’est-à-dire la région du monde regroupant en partie la
Norvège, la Suède et la Finlande subarctiques, a connu la pire vague de chaleur
jamais enregistrée. Les températures ont dépassé les 30 °C pendant 21
jours consécutifs et cela à l’intérieur même du cercle polaire arctique.
Il n’y a pas que sur terre où des canicules peuvent se
produire. Dans les mers et océans, le même constat peut être fait depuis ces
dernières années. En 2025, au moins 86% des régions marines ont subi de
fortes vagues de chaleur, ce qui a un impact direct sur le dérèglement
climatique à l’échelle mondiale.







