03 avril 2023

Si tu ne le portes pas donne-le !

Les Belges donnent de moins en moins les vêtements de marque qu’ils ne portent plus. La tendance aujourd’hui est à la revente sur internet. En quelques années, les plateformes de ventes ont connu un réel essor, au détriment des magasins de seconde main. Le secteur associatif  tire aujourd’hui la sonnette d’alarme.



Parmi les géants du secteur de la vente en ligne de seconde mail il y a Vinted. Selon les derniers chiffres, la plateforme rassemblerait plus de 2 millions d’utilisateurs en Belgique. Créé en Lituanie en 2008, le "boom" de Vinted a lieu pendant la pandémie, en 2021, le chiffre d’affaires est passé de 148 à 245 millions d’euros en un an, soit une croissance de 60%. Le principe est assez simple : vous ne portez plus cette chemise à fleurs parce qu’elle n’est plus à la mode? Pas de problème : vous la prenez en photo et en deux clics, elle se retrouve en vente dans votre "dressing" sur la célèbre plateforme. Cette facilité d’utilisation incite de plus en plus de Belges à ne pas déposer les vêtements qu’ils ne portent plus dans les lieux de collectes, avec des conséquences importantes pour les associations.

En France, le phénomène inquiète tellement que l’ASBL Emmaüs, fondée par l’Abbé Pierre, a lancé en 2021, sa propre application de vente en ligne : Trëmma. On peut aussi y vendre ses anciens vêtements par un simple clic sauf que le produit de la vente ne revient pas au vendeur mais à des associations. Deux ans plus tard, le constat est clair : cela ne fonctionne pas. L’association a donc décidé de lancer une campagne nationale, "Si tu ne le portes pas, donne-le". Selon nos confrères de France Info : "L’association ne peut plus vendre que 40% des objets collectés, contre 60% il y a 20 ans car les dons sont moins nombreux et surtout de moins bonnes qualité. "

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23 février 2023

Boucles de rétroaction climatiques


Avec le réchauffement de la planète, la banquise fond et la perte de sa surface blanche, qui réfléchissait davantage les rayons du Soleil que l'océan plus sombre, entraîne une hausse accrue des températures. Résultat : la banquise fond encore davantage.

Ce type de cercle vicieux, appelé par les scientifiques une "boucle de rétroaction", constitue une source d'inquiétude grandissante pour les experts du climat.




Des chercheurs ont publié vendredi dans la revue One Earth la liste la plus complète à ce jour, selon eux, de ces réactions en chaîne qui s'auto-alimentent. Et ils tirent la sonnette d'alarme : leur effet sur la planète pourrait être sous-estimé par les modèles climatiques actuels, dont la justesse est pourtant cruciale pour guider les prises de décisions politiques, notamment en matière de réduction de gaz à effet de serre.

Les chercheurs appellent ainsi à une "immense mobilisation internationale" de la communauté scientifique pour mieux évaluer l'impact de ces boucles de rétroaction.

Pour mieux faire comprendre ce qu'est une boucle de rétroaction, Christopher Wolf, co-auteur de l'étude, dresse une comparaison : lors d'une panique bancaire, les clients retirent en masse leur argent par peur que leur banque ne s'effondre. Mais ce comportement ne fait qu'augmenter le risque de faillite, poussant encore plus de gens à se rendre aux guichets. Et ainsi de suite...

Au total, les chercheurs ont dénombré 41 boucles de rétroaction climatiques : 27 positives, c'est-à-dire renforçant le réchauffement de la planète, sept négatives et sept à l'effet encore incertain.

Certaines sont "effrayantes", a confié William Ripple, également co-auteur de l'étude. Comme le dégel du permafrost (ou pergélisol) en Arctique, qui relâche dans l'atmosphère des gaz à effet de serre jusqu'ici pris dans la glace, notamment du méthane. Ces gaz alimentent ainsi un réchauffement accru, et donc la poursuite du dégel. De la même façon, les incendies, qui se multiplient à cause du changement climatique, rejettent du CO2, ce qui aggrave la hausse des températures.

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15 février 2023

C'est donc cela, le monde d'après ?


Plus de 900.000 personnes sont attendues à Brussels Airport durant le congé de détente (Carnaval), entre ce vendredi 17 février et le dimanche 5 mars, indique mercredi l’aéroport.



Durant la première semaine des vacances, commune à la Flandre et à la Fédération Wallonie-Bruxelles, Brussels Airport devrait ainsi accueillir 528.000 passagers, soit 81% du nombre de voyageurs à la même période en 2019, dernière année avant la pandémie de coronavirus.

À cela s’ajouteront encore 391.000 personnes la semaine suivante, lors de la deuxième semaine de congé dans les écoles francophones.

Cet allongement de la période de vacances dans le sud du pays entraîne un étalement des départs et des retours des passagers, analyse l’aéroport.

Le vendredi 17 février et le dimanche 19 février seront les jours les plus chargés en ce qui concerne les passagers au départ. Les destinations populaires à cette époque de l’année sont traditionnellement des destinations soleil comme les îles Canaries, l’Espagne, Malte, l’Égypte, le Maroc et les îles du Cap-Vert et des destinations de sports d’hiver comme Innsbruck, Salzbourg (une nouvelle destination proposée par Transavia cet hiver) et Kittila, en Finlande.

Parmi les destinations intercontinentales populaires, Brussels Airport cite la République dominicaine, Curaçao, Dubaï et l’île Maurice, sans oublier une destination city trip comme New York ou l’Afrique du Sud (Le Cap et Johannesburg via Air Belgium).



Sobriété - Cette théorie (du donut) qui peut enfin changer les choses


Greenpeace France


05 janvier 2023

Francesco Contino - "Je milite pour la sobriété car l'efficacité énergétique ne suffit pas"




L'année 2020 a vu l’émergence de spécialistes en épidémiologie, en microbiologie et en maladies infectieuses, l’année 2022 a poussé sur le devant de la scène les spécialistes de l’énergie. Parmi les plus sollicités par les médias, l’on retrouve le professeur Francesco Contino, professeur à l’Ecole Polytechnique de l’UCLouvain et auteur d’une série de podcasts très pointus dans le domaine de l’énergie. Francesco Contino est le premier invité de nos séries de rétrospectives de l’année 2022.


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Emissions de CO2 (1970 - 2020) - Visualisation dynamique


Cette datavisualisation n’est pas celle de l’éclairage public de nuit (même si on pourrait le croire en voyant la tache lumineuse que représente la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas), mais bien une cartographie des émissions de CO2. Plus c’est clair, plus les émissions sont importantes. Pour bien comparer, si vous mettez votre curseur tout à fait à droite, vous visualisez les émissions en 1970. Si vous le mettez complètement à gauche, ce sont les émissions en 2020.




Emissions de CO2 dues aux transports, à la production d’électricité ou encore à l’industrie… il est possible de les "voir" toutes alors que ce gaz à effet de serre est inodore, incolore et a toujours fait partie de notre atmosphère. On voit également les émissions de dioxyde de carbone émis par les avions et les bateaux. C’est bien la première précaution à prendre pour interpréter cette cartographie, avise Cathy Clerbaux. Elle est professeure en science du climat à l’ULB et travaille pour Squares, le laboratoire de spectroscopie, chimie quantique et télédétection atmosphérique de l’ULB. 

Première clé de lecture donc : "Il y a une saturation des couleurs élevées dans l’échelle ainsi qu’une échelle logarithmique. Cela permet de voir les émissions les plus faibles comme celles dues au transport mais cela veut dire que les valeurs les plus hautes ressortent très fort. Donc, au-delà d’une certaine valeur (82 000 tonnes), c’est blanc et il n’y a plus de graduation."


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03 novembre 2022

La Coupe de la honte

Du 20 novembre au 18 décembre 2022, la Coupe du monde de la FIFA aura lieu au Qatar. De nombreuses personnalités appellent à boycotter l’événement. Parmi elles, Guillaume Canet se démarque en proposant une alternative intelligente. 




« 64 matchs pour la planète ! Pour proposer une alternative à ceux qui n’aiment pas le foot, la web TV AuNomdelaTerre.tv diffusera gratuitement pendant chaque match 64 séries et documentaires, soit plus de 5 760 minutes de contenu, pour sensibiliser le monde à la cause écologique et au monde agricole. L’accès gratuit à la chaîne se doublera d’un geste concret en faveur de la planète : pour chaque connexion, AuNomdelaTerre.tv reversera 1 euro à l’association desenfantsetdesarbres.org »


A bon entendeur ...



 

27 octobre 2022

La "transformation rapide des sociétés" est la "seule option possible"


Si les pratiques actuelles se poursuivent, le monde se dirige vers un réchauffement de 2,8 degrés, prévient le Programme des Nations unies pour l'environnement dans un rapport publié jeudi. Mais les experts explorent aussi les solutions à mettre en œuvre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.




"Les progrès réalisés depuis la COP26 [en 2021] à Glasgow ont été terriblement insuffisants", regrettent les experts onusiens. A la suite de l'Accord de Paris (adopté en 2015), les Etats doivent déclarer eux-mêmes les objectifs de réductions d'émissions qu'ils se fixent. Aujourd'hui, 166 pays ont soumis leurs engagements (contre 152 à la COP26). Cependant, même s'ils étaient respectés, ils mèneraient la planète vers un réchauffement d'au moins 2,4 degrés, soit bien plus que la limite de 2 degrés fixée à Paris... qui encourageait même à ne pas dépasser 1,5 degré. 


D'autre part, le chemin pris par les pays aujourd'hui n'est pas en phase avec leurs ambitions. "Les politiques actuellement en place, sans renforcement supplémentaire, suggèrent une hausse de 2,8 degrés", déplorent les Nations uniesLe rapport pointe en particulier le rôle des pays du G20 (dont la France), qui ne devraient pas "être en mesure de tenir [leurs] promesses pour 2030 sans une action renforcée"


De très nombreux Etats se sont engagés à atteindre la neutralité carbone, c'est-à-dire à ne pas émettre plus de CO2 que ce que leur pays est capable d'absorber, par exemple grâce à des "puits" de carbone comme les forêts. Mais cet objectif, souvent à long terme, "n'est pas crédible", alerte l'ONU, au vu des "objectifs à court terme" des Etats.


Pour être à la hauteur de ces enjeux, les investissements nécessaires sont considérables : de "4 000 à 6 000 milliards de dollars par an" doivent être dépensés pour décarboner l'économie, estime l'ONU. L'effort implique "une transformation du système financier", avec une mobilisation des banques centrales, "une tarification du carbone", et de "nouveaux marchés pour les technologies à faible émission de carbone"


D'une manière générale, "tous les secteurs doivent éviter de s'enfermer dans de nouvelles infrastructures à forte intensité de combustibles fossiles" (pétrole, charbon et gaz), tout en planifiant une "transition juste". Les meilleures technologies disponibles doivent notamment être déployées dans le secteur du bâtiment et nécessitent encore d'être développées pour l'industrie et le transport.


L'ONU insiste également sur la transformation du secteur de l'alimentation, qui pourrait apporter "des réductions rapides et durables". Des changements doivent aussi être envisagés au niveau individuel, "ce qui apportera également nombreux avantages pour la santé".


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