30 septembre 2018

Ecologie et nouveau pacte avec le vivant


Une intervention d'Aurélien Barrau


Il est à l'origine de la tribune de 200 personnalités publiée par "Le Monde" début septembre. Depuis, l'astrophysicien grenoblois aux cheveux longs fait le tour des plateaux de télévision pour marteler son message écologique. Portrait.

"Crash du système planète Terre""monde en guerre" à cause des réfugiés climatiques, décroissance, "mesures coercitives et impopulaires" à prendre pour réduire l'ampleur du désastre, appel à harceler les politiques... Le propos est aussi sombre et combatif que la tenue du scientifique – short, grosses lunettes de soleil sur la poitrine, multiples bracelets au poignet – est décontractée. "Soit ils [les élus] sont les pires lâches de l’histoire, soit ils sont les premiers héros. Pour être les premiers héros, quelques beaux discours et un peu de greenwashing ne suffiront pas. il faudra se fâcher, s’opposer aux lobbys, prendre des mesures difficiles", estime-t-il, avant d'inviter à "envahir l'espace médiatique". Sa tirade est saluée par des applaudissements.








09 août 2018

"La terre se meurt, nous le savons et nous le nions" ...

... pour alimenter le débat, même si l'on n'a plus trop le temps d'en débattre. Par contre, en prendre enfin conscience et agir ...

La terre se meurt, et nous aussi. L’apathie de l’Homme face à la problématique du changement climatique est le symptôme d’un déni meurtrier et coupable

Une opinion de Geoffroy Dolphin


Extrait de la BD de Pénélope Bagieu sur le réchauffement climatique.


Bruxelles, 17 avril 1958. Treize ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et au milieu des "Trente Glorieuses", la capitale belge accueille la première Exposition universelle d’après-guerre. Quarante-trois pays sont représentés et 42 millions de visiteurs enthousiastes et confiants s’y rendront pour célébrer la naissance d’une nouvelle modernité. Hélas, peu auront conscience que cette modernité a un prix et qu’elle n’est possible que par l’institutionnalisation d’une dégradation continue de leur environnement.

Ce prix, nous avons commencé à le payer. Cet été, de la Sibérie à l’Europe, en passant par la Californie et le Japon, l’hémisphère nord connaît des températures moyennes bien au-delà de celles enregistrées sur la période 1981-2010, comme le relate ici l’Organisation météorologique mondiale. Ces températures anormales ont déjà de multiples conséquences sur la vie quotidienne et la santé de millions d’êtres humains.
Il n’en reste pas moins que l’inertie prévaut et que la transition, quand bien même elle serait amorcée, est jusqu’à présent trop lente pour prévenir un changement de température dangereux pour la survie de l’espèce humaine.
Mais là où la génération de 1958 peut légitimement plaider l’ignorance, cette ligne de défense nous est soustraite. La communauté scientifique a depuis longtemps, via le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (Giec), clairement identifié un lien causal entre le niveau de concentration de CO2 dans l’atmosphère et la température moyenne du globe ainsi qu’attribué cette hausse de concentration aux activités humaines.





04 juin 2018

Les déchets du Pacifique Nord

Le "vortex de déchets du Pacifique Nord" ferait trois fois la taille de la France



Le « vortex de déchets du Pacifique nord  » (Great pacific garbage patch, GPGP) correspond à une énorme masse d’ordures située dans l’océan Pacifique entre Hawaï et la Californie. Elle fait partie des cinq zones de déchets que l’on peut trouver dans cet océan et qui forment ce que l’on appelle le « 7eme continent ». Découverte en 1997 par l’océanologue Charles J. Moore, la zone n’a cessé de croître sous l’effet des courants marins. L’association Expédition 7eme continent explique que « sous l’effet de la rotation de la Terre, les courants marins créent ce que l’on appelle des gyres océaniques. Ces énormes tourbillons tournent dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Nord, et en sens inverse dans l’hémisphère Sud. Tôt ou tard, les déchets plastiques se retrouvent piégés dans ces gyres. »

Une nouvelle étude publiée dans la revue Scientific Reports vient de montrer que la zone s’étendrait sur plus de 1,6 millions de km², soit trois fois la taille de la France continentale. Cette surface est 4 à 16 fois supérieure aux estimations des précédentes études. Cette disparité des résultats s’explique principalement par la différence des angles d’analyse : les premiers rapports se concentraient sur les microplastiques tandis que l’équipe de Laurent Lebreton, auteur principal de l’étude, a pris en compte tous les types de déchets présents dans la masse.




21 mai 2018

Se loger à Paris ...

..., c'est pas facile ! En voici deux exemples : 









01 mai 2018

La théorie de la tectonique des plaques



Le Nyiragongo, en République démocratique du Congo
Thomas Markert



24 avril 2018

Longyearbyen, la ville la plus au Nord de la planète


On est allé dans la ville la plus au nord du monde et les effets du réchauffement climatique font froid dans le dos



Wolfgang Zach s'approche du rivage. Au bord du fjord, ce petit menuisier allemand désigne une canalisation qui sort de terre et qui poursuit son chemin sur plus d'un mètre au-dessus de l'eau. "Avant, ce tuyau ne dépassait pas comme ça, lance-t-il. Il y avait encore de la terre qui le couvrait." Le quinquagénaire aux fines lunettes se souvient de la violence de la tempête de l'automne 2016 et des vagues qui ont grignoté le rivage sur plusieurs mètres. Lui qui adorait prendre son petit-déjeuner en regardant les bélugas par la fenêtre a dû se résoudre à déplacer sa maison en bois à l'intérieur des terres, à l'abri de l'érosion.

A ses côtés, Kim Holmen prend garde de ne pas trébucher contre les gravats. Il connaît bien Longyearbyen, une petite ville de l'archipel du Svalbard, dans l'extrême nord de la Norvège. Ce barbu, directeur international de l'Institut polaire norvégien, lève les yeux vers les montagnes, situées à 60 km de l'autre côté du fjord. "Il y a 15 ans, vous pouviez traverser à pied ou en motoneige, soupire-t-il. Maintenant, l'eau du fjord n'est plus couverte de glace. Et donc il y a des vagues, d'où l'érosion." Dans ces contrées réputées pour leurs aurores boréales, Kim Holmen voit surtout des horreurs boréales.